07/09/2008

OHM Trail Aywaille - 07/09/2008 [33 km]

OHM Trail Aywaille - 07/09/2008 [33 km]

ohm_trail

Parcours :
"Très varié et technique, un vrai ultra cross nature sur 98% de sentiers et chemins"

Quittant le Hall Omnisport d’Aywaille, il vous offrira un des plus beaux tableaux de l’Ardenne.Il grimpera par un sentier en lacets " la Heid des Gattes" ,où vous aurez peut-être la chance d’apercevoir un troupeau de chèvres sauvages, sur un site protégé pour sa plante rare "la joubarde" . Il vous emmènera sur les plateaux au solrecouvert de tourbière et entrecoupés de petits villages decaractère .Il vous fera découvrir le bassin de l’Amblève oùl’érosion a creusé dans la roche des vallées sauvages où coulel’un des plus bucoliques ruisseaux du pays " le Ninglinspo" .

Il sera intransigeant pour atteindre le point de vue " Drouet" Il entamera une montée régulière qui vous emmènera aulieu -dit " tilleul des pendus" , passera par d’anciennes carrières pour redescendre dans la vallée de l’Amblève. Mais il vous faudra encore de l’énergie pour aborder le final par la remontéesur un sentier abrupt et escarpé : le sommet de " la redoute" connu par sa classique cycliste " Liège -Bastogne-Liège" .Il évitera le point de vue du " canon"  et redescendra vers Aywaille avec ses vues superbes sur le village et enfin terminer ce dur périple

Parcours :

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Carte :

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Dénivelé :

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Allure :

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Classement 2008:

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Comparatif édition 2007 et 2008 :

aywaille

=> en vert : édition 2007

=> en mauve : édition 2008

Résultat :

Distance (km) Temps Moyenne (km/h) Allure (min/km) Position Nbr Participant % position
33,0 3:18:39 9,97 0:06:01 16 155 10

Commentaire :

Debout à 7h15 heures, je prends mon petit déj : une tasse de café italien et deux tartines Nutella. Je vérifie mon sac préparé la veille et nous partons à 8h00 direction Aywaille. Je connecte mon GPS : Aywaille – rue des Heid , ensuite le cruise control et après 1h10 de route nous quittons l’E25. Je fais toujours une confiance aveugle en mon GPS, mais je remarque tout de même qu’il n’a pas choisi le même itinéraire que l’année passée, les routes deviennent de plus en plus étroites et ensuite je me trouve sur un sentier à ornières … plus moyen de faire demi-tour … je continue mais la voiture est très secouée et malmenée … 300 mètres plus loin, on retrouve un chemin plus normal, mais je n’ai pas l’impression d’être à Aywaille, en fait le GPS a pris l’initiative de nous diriger sur la plaine des heid à Sprimont bien en hauteur. Après cette petite frayeur, je paramètre  Aywaille – centre du village ça sera plus facile. Effectivement après quelques km, je retrouve des routes familières et nous trouvons enfin le centre sportif.

Il est 9h35, je vais vite me changer. Voilà je suis prêt et je rejoins la ligne de départ. Il me reste 15 minutes. J’ai le temps de discuter avec Sébastien L. Ca y est, il est mordu par les Trails, et va en faire son principal objectif, avec sans doute des courses mythiques. Mais son objectif aujourd’hui sera de terminer le trail dans de bonnes conditions. Je rencontre également « le pirate » Fréderic E. de mon club, nous avons déjà fait quelques trails ensemble, mais il n’a pas eu beaucoup le temps de s’entrainer et n’a donc pas beaucoup de km dans les jambes, on verra me dit-il. Il y a aura également Alain F. du même club, un spécialiste des longs trails (14ème au 101 km des caracoles celestes). Nous avons tous les mêmes chaussures de trail, des New balance jaunes, sans doutes grâce au 50% de réduction chez décathlon …. C’est la deuxième fois que je cours avec, j’aurai l’occasion des les tester en conditions de trails, mais à priori elles me semblent légères et confortables.

Nous serons près de 155 au départ de ces 33 km avec 1700 mètres de dénivelé +.  On aurait été sans doute un peu plus si la météo n’avait pas été hésitante … dans toutes les radios on annonçait de la pluie, voir de l’orage au grand prix de F1  à quelques km d’Aywaille …

L’organisateur nous annonce un parcours semblable à celui de l’année passée avec quelques petites variantes, et nous met en alerte pour la traversée « Ninglinspo », car il a plu ces derniers jours. Cette année, il y a aura 3 ravitaillements solide et liquide.

Le départ est donné, et nous quittons le complexe au petit trop avec les 500 premiers mètres qui seront les seuls plats sur les 33 km ! un petit groupe se détache devant et je suis aux environs de la 50ème place. Comme l’année passée nous attaquons la première côte qui donne le ton : 4 km de montée pour atteindre le haut de la redoute.  Nous sommes maintenant sur route et passons en dessous de l’A26.  Nous sommes un petit groupe et au km 6 nous réattaquons les sentiers et les côtes qui sont de retour sont plus exigeantes. Le paysage changeant, les terres rougeâtres. Une succession de côtes nous attend jusqu’au point culminant du trail, au km 17 avec 398 m d’altitude. Entretemps, je me suis détaché de mon petit groupe, pour rejoindre la première dame, qui a une bonne foulée. Nous arrivons doucement sur la vallée du Ninglinspo, les chemins empruntés seront différents de l’année dernière et pour le plaisir des yeux … mais pas des jambes, ce tronçon est très technique, dangereux et glissant. Je m’aperçois que je n’ai pas mis de bonnes chaussures : la dame traverse sans problème et moi je peine derrière à tenir en équilibre sur la roche glissante. Mais c’est tellement beau ! A maintes reprises, nous traverserons le petit ruisseau, et c’est vraiment le pied, et de temps à autres un pont (ou plutôt une planche)  , que je prendrai un moment à califourchon. Une fois la vallée traversée, les chemins sont plus rocailleux et je ne me sens pas très stable dans mes chaussures. Les cailloux imprègnent leurs côtés acérés dans mes semelles,  et en descente celles-ci se déforment,  j’ai l’impression de courir en pantoufle.. . aie ça fait mal.

trail_ayaille_chuassures

Sur les portions plus calmes, je me remets à hauteur de la dame, mais elle reprend ces distances en descente. Ça sera comme cela jusqu’à l’arrivée,

Au km 25 c’est le dernier ravitaillement, je recroise les proches de Sébastien L. venus l’encourager, je m’arrête quelques temps, afin de recharger mes batteries avec un morceau de banane et de l’eau à la menthe et je repars avec, de suite, une côte très pentue : je vais devoir m’aider d’un bâton de fortune, trouvé à peine le sol pour atteindre le viaduc avec une vue impressionnante. Pour la suite on retrouve le même parcours que l’année passée. On arrive au km 28 au pied de la redoute par les bois … que les cuisses souffrent ! Mais tout va bien ! Ca valait bien la peine de tout monter car quelques mètres plus tard ça redescend, mais sur une surface rocailleuse et je suis mal à l’aise sur celle-ci. Je prends alors mon temps, car il faut s’accrocher, c’est les montagnes russes, faut de nouveau tout remonter, mais cette fois ci, le chemin est praticable et je sais que l’arrivée est proche.

Nous revoilà sur la plaine des Heid, avec un peu de macadam, et ça fait du bien aux jambes (qui l’eu cru ?). Il reste deux km avec la dernière difficulté la descente vers le complexe, très très compliquée car ça descend très fort et il faut mettre les freins moteurs et les cuisses surchauffent sans quoi on se retrouve au centre du village. Mais le son de la speakerine au loin, nous redonne du courage et il en faudra, car une fois en bas, ben non on n’est pas arrivé faut remonter …. Ha j’imagine le rire sournois de l’organisateur … allez une petite dernière pour la route …  Mais ce n’est pas cela qui va me décourager, une dernière grimpette et je me laisse aller jusqu’à l’arrivée ;

Je suis assez content de moi, je ne suis pas trop éprouvé, je n’ai mal nulle part, le seul petit regret sera le choix de mes chaussures, non appropriées à ce trerrain, sans quoi je me serai laissé aller plus volontiers dans les descentes.

Alain F. arrivera quelques minutes plus tard, un peu déçu car il voulait descendre en dessous des 3h15. Sébastien L. aura tenu son pari, et arrive enchanté de cette expérience et va remettre le couvert. Frédéric E. terminera dans les 4h00, il aura eu un peu mal au genou, par manque de course et aura tout donné. Il aura eu plus dur que les 56 km du  trail du val d’heure …

Après la course nous aurons droit à un repas offert : des boulets de Liége, et cela m’a paru excellent. La pluie faisant seulement son apparition, nous retournons doucement à la maison.

Pour conclure, ce fut un magnifique Trail varié avec une remarquable organisation et un très beau t-shirt en prime.

TRAIL_Aywaille_07-09-2008199

Galerie Photo:

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Vidéo :

 Reportage vidéo de RTC (télévision Locale Liégeoise) :

RTClogo Ils sont Liégeois et habitués des longs efforts solitaires. Ils ont décidé de mettre sur pied chez eux une compétition pas pour les mauviettes. Eux-mêmes ont d’ailleurs autoproclamé leur épreuve, le Ohm Trail, comme étant le plus dur de Belgique. Quoi de plus logique dès lors que d’aller vérifier ça soi-même sur le terrain… comme l’a fait pour vous Olivier Jeuris.


 

 

| (1) | |  Facedebouc

Commentaires

seb Encore bravo pour la course, qu'est ce que c'était beau..
A la prochaine

Écrit par : seb | 08/09/2008

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