• Trail "La Bouillonnante" - 25/04/2010 - [52 km - 2450 m D+]

    Trail "La Bouillonnante" - 25/04/2010 - [52 km - 2450 m D+]

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    Parcours :

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    Dénivellé :

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     Allure :

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    Classement 2010 :

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    Résultats :

    Distance (km)TempsMoyenne (km/h)Allure (min/km)PositionNbr Participant% position
    526:33:097,9400:07:3437355 (*)10

    * 96 Non Classés

    Commentaire :

    Quelle journée, mes amis … et qui va rester dans les annales … j’avais en effet une revanche à prendre face à cette infortunée  édition 2009 où … j’avais connu pour la première fois l’abandon. C’est ainsi que je me présente tout boosté, je pense avoir fais une bonne préparation, seuls mes travaux de jardinage de la veille pourraient avoir raison de moi.

    Dimanche matin de bonne heure, nous partons avec ma femme qui participe au 24 km.  On arrive tout doucement vers Bouillon,  avec une petite frayeur au passage, un faon traversant la nationale, pied sur le frein et un coup de volant … il était moins une.
    Il est 8 ore mon segnore ! Face au château, on retire notre dossard. Il fait un peu frisquet et on se réchauffe comme on peut. Le temps de croiser quelques connaissances, dont Fabian et des membres du triathlon de Charleroi  et j’entre en compagnie de Frédéric du Club, dans la cour médiévale du château, pour le traditionnel briefing. L’ambiance monte, l'excitation est à son comble, il est temps de donner le départ.

    Un lièvre nous donnera la direction, et c’est parti en traversant les couloirs obscurs du château, à la sortie de celui-ci nous aurons l’honneur d’être applaudis chaleureusement  par le public et les trailers du 24 km  … Et l’aventure commence : on descend au bord de la Semois de quoi se dégourdir un tantinet les jambes, Frédéric est avec moi et nous voyons déjà au loin le lièvre …

    Après 2,5 km, la balade est terminée et nous entamons la première difficulté, une petite ascension de 60 m et sa première descente  technique. On se dirige vers les hauteurs de Corbion, nous traversons ce charmant petit village et nous dirigeons vers le premier ravitaillement à Frahan au 12ème km après 1h08 et tout cela sans encombre.  Je n’ai pas vu le temps passer, nous quittons le tronçon commun des 24 km. Direction Rochehaut, où nous voyons en haut, un parapentiste  venu s’essayer  dans cette vallée impressionnante. Nous le rejoignons bientôt. Après avoir retrouvé la Semois, nous attaquons la plus longue montée de la journée : 224 m de dénivelé sur 2,5 km à travers les bois, sur un sentier inédit pour moi … je prends une petite foulée, sans marcher, et j’arrive au point culminant : 427 m d’altitude.

    Après une nouvelle ascension, c’est la Cata ! Le tuyau de mon Camelbag s’est détaché , l’eau légèrement sucrée s’écoule le long du corps et avec la chaleur c’est désagréable et puis mon GSM est noyé pfff, et me voilà à sec . Un peu de rafistolage et me voilà  reparti. Fort heureusement, nous arrivons au 22ème km a Cornimont pour le second ravitaillement, je prends soin de bien remplir ma poche d’eau car le prochain ravito n’est qu’à 17 km.

    Nous arrivons au 26ème km à Mouzaive, nous traversons la Semois via une petite  passerelle,  et nous attaquons une «nouvelle » côte, la plupart des trailers marchent, et c’est là que, de manière impressionnante, la première et la seconde femme nous dépassent en foulées légères, je ne les verrai plus ….

    Vers 32 km, c’est le flash, je me revois au même endroit, l’année dernière, foudroyé ma cette fichue crampe qui me paralysa … ici ça passe, c’est de bonne augure me dis-je … ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

    Encore quelques ascensions, et sur les portions trop pentues nous marchons. C’est là que je croise Yannick du club de Wal’Course de ma région, il me dit s’être trompé et a perdu 20 minutes … nous ferons un bout de chemin ensemble.
    Au 36ème km, les choses sérieuses  commencent, le parcours devient très technique à coteau de Semois, pour attaquer de suite les crêtes de Frahan, schiste et roche à volonté, petite grimpette, ça casse les jambes et je constate les dégâts chez quelques trailers. Les crêtes franchies, nous redescendons vers le village par un sentier très abrupte et c’est là, en fin de descente, que mon pied traîne un peu et accroche une roche, ma jambe se tord et  immédiatement je suis pris par une crampe au quadriceps … aie ce n’est pas possible ! je m’arrête quelques instants, je m’étire, j’essaye de repartir ; ça fait toujours mal, un trailer me passe et me signale que le ravitaillement est à 500 m .. Allez ! Je traîne un peu la jambe et enfin nous retrouvons le pont de Frahan au 39ème km : déjà  4h18 au compteur. 2 verres de Coca (que ça fait du bien !), quelques biscuits salés, quelques encouragements et puis je repars et je me rappelle cette côte à faire pâlir un mort … et on retrouve le parcours du 24.

    Face à elle, c’est vraiment impressionnant, « Les Vannes », ça ne s’invente pas,  c’est la portion la plus abrupte du parcours : 1 km  et 175 m à gravir. Il va me falloir plus de 18 minutes pour en arriver à bout … et puis il faut remettre la machine en marche … et c’est dur. Les premières crampes aux mollets pointent le bout de leur nez et j’essaye de les maîtriser tant bien que mal, quand je sens que ça tire je marche un peu, mais je gère et j’avance.

    On retrouve de nouveau un parcours très technique avec ses fameuses échelles, en empruntant la « promenade des échelles » considérée par beaucoup comme la plus périlleuse de Belgique. Difficile de faire plus de 5 km/h dans ces conditions ….
    Allez une dernière côtelette, on n’est plus à une près, et je rejoins le dernier ravitaillement au 46ème km. Je m’arrête quelques instants, profite du paysage, on me dit qu’il ne reste plus que 6 km … Une petite descente pour récupérer ? Que nenni ! On est obligé de mettre les freins moteurs pour ne pas dégringoler, les cuisses surchauffent et je suis bien content de retrouver la Semois … et 1 km de plat, celui-ci est vraiment le bien venu !

    48ème km et c’est l’avant dernière ascension qui me conduira vers les cieux, celui du belvédère. Tout heureux de contempler le panorama qui s’ouvre à moi. Allez, il ne reste plus qu’à descendre  … C’est reparti pour les freins moteurs, mais l’euphorie de l’arrivée me fait oublier la douleur. Le sentier est très étroit, et de temps en temps je croise des trailers du 24 km. Quelques bouchons se forment dans les endroits rendus difficiles par la chute d’arbres, mais c’est dans la bonne humeur que nous franchissons ces derniers obstacles. D’ailleurs, j’ai perdu le peu de souplesse qu’il me restait et mes jambes ne me répondent plus … et je pratique des figures acrobatiques désopilantes  pour passer entre ces arbres …
    Enfin,  me voici au bord de la Semois, je traverse le dernier pont et puis je suis au pied du château, dernier difficulté, je savoure ces dernières marches, aperçois madame toute souriante, encore quelques mètres … ça y est, j’ai vaincu cette Bouillonnante !!!

    Plus de 6h33 de bonheur, de doute, de souffrance, de confiance …

    Nathalie, quant à elle sera descendue sous la barre des 5 heures (4h50) pour 24 km . Bravo à elle !

    De mon côté, va falloir plus d’une heure pour récupérer …  et puis un bon « sachot » de frites, nous l’avons bien mérité

    Que du Bonheur !

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    >> Vidéo d'un Trailer qui résume très bien le parcours :

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