28/11/2010

La Transtica (Costa Rica) - Novembre 2010 - [196 km / D+ 6855 m]

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>> Classement général 2010 :

>> Classement du parcours aventure : Cliquez Ici

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Résultat :

Distance (km) Temps Moyenne (km/h) Allure (min/km) Position Nbr Participant % position
196 22:42:28 8,63 06:57 3
 19  15

 

Commentaire :

Après plus de 24 heures de voyage, me voilà au Costa Rica, pour une première expérience en ce genre. Je compte en profiter un maximum. Les premiers jours me permettront de faire connaissance avec les participants : un groupe d’amis Liégeois, des Dijonais venus en force,  des Français, une Suédoise, un américain, un hollandais, deux allemands, et bien sûr les costariciens   …
Mais j’attends patiemment l’aventure.



>> 19.11.10 : Le Prologue

Parcours :

  • Distance : 6 km
  • Dénivelé : + 0 m / - 0 m
  • Terrain : Sable dur
  • Climat : Soleil et Nuages
  • Difficulté : Chaleur humide, et sable

 

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Après un déjeuner sur les quartiers huppés du pacifique Costa Ricien à « Manuel Antonio », au « Gatto Negro », et après avoir découvert notre luxueux hôtel « Parador », digne des plus belles cartes postales sur le bord du pacifique, nous rejoignons la « Playa Espadilla ». Le décor posé est magnifique, seul quelques plagistes et surfeurs sont dispersés sur cette plage sauvage.

Pour moi c’est la première fois que je vais faire enfin dérouler les jambes, il est temps car les heures d’avion, d’attentes, et de transferts ont rendu les jambes relativement lourdes. Pour la première fois, je vais donc m’échauffer légèrement le long de la plage, et je me rends de suite compte des difficultés. Le sable ici est relativement bien tassé, et donc cela devrait aller. Les aventures et les extrêmes se regroupent et partent ensemble pour deux boucles de 3 km sur la plage. Il restera encore plus de 190 km, c’est donc relativement prudent que les concurrents démarrent. Devant, Richard le Marseillais, Vincent le Toulousain et Roini le Costa Ricien vainqueur de l’édition précédente prennent le large, je serai juste derrière deux concurrents de l’aventure Lionel et David, le seul américain représenté. Après la première boucle, sous les regards éberlués des plagistes, Vincent et Roini accélèrent l’allure, Richard décrochera un peu, et de mon côté, je dépasserai les deux aventuriers.  Je terminerai 4 ème avec un peu moins de 26 minutes.

Nous profiterons ensuite de l’océan qui nous est offert pour une baignade bien méritée, avant de rejoindre l’Hôtel sous la pluie. Nous souperons de nouveau au « Gatto Negro » avec une donation d’un électrocardiogramme et d’un ordinateur portable au dispensaire de Londres.

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Distance (km) Temps Vitesse (km/h) Allure (min/km)
6,0 0:25:55 13,89 04:19

 

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>> 20.11.10 : Etape 1 - Paquita – Napoles

Parcours :

  • Distance : 38 km
  • Dénivelé : + 1750 m / - 25 m
  • Terrain : piste montante, plantations de palmiers à huile, pâturages, forêt tropicale humide.
  • Climat : Soleil blanc et Pluie
  • Difficulté : Chaleur et humidité, Hypothermie, côte

 

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Nous profitons des derniers moments à l’Hôtel car à partir de maintenant fini le confort ! Après un copieux petit déjeuner nous nous rendons en car vers le lieu de départ à Paquita. Les aventuriers nous laissent sur place et continuent plus loin vers leur lieu de départ à la « Selvita ». Nous sortons du car, et nous sommes tous accablés par cette chaleur suffocante et humide, on lit l’inquiétude sur le visage de certains …

Après les conseils avisés de l’organisateur « Bernard », nous prenons le départ sous les sirènes des « Bomberos » les pompiers du Costa Rica qui assurent une partie de la logistique et notre sécurité. Un petit groupe se forme devant avec Vincent, Roini, Richard, Alvaro un très sympathique Costa Ricien, je serai derrière car ils ont pris une allure relativement rapide et je risquerai de le payer très chère. Nous empruntons des pistes de plantation de palmiers, de longues lignes droites interminables, la chaleur est suffocante, l’organisme souffre terriblement, mais de mon côté heureusement, je tiens le coup en buvant régulièrement et en modérant mon allure. On arrive enfin au premier point de contrôle, cola et biscuit salé. Je viens de rattraper Richard et Alvaro qui viennent d’avoir un coup de mou et ont du mal avec les conditions du jour.

La seconde partie de la course devient plus vallonnée avec les premières côtes en guise d’amuse bouche. On a enfin quitté les palmiers et nous rentrons petit à petit dans la jungle tropicale.  Nous nous rendons compte également des dommages qui ont été causés par les pluies diluviennes des dernières semaines, les routes sont coupées suite aux éboulements de terrain, c’est vraiment impressionnant. L’organisation aura rencontré des problèmes pour baliser le parcours, et une grande portion ne sera pas balisée. Je penserai un instant m’être trompé …, j’ai même failli faire demi-tour, mais quelques kilomètres plus tars, je retrouve ces petits rubans vert et blanc, « ouf ti » comme on dit à Liège.

Je rejoins le point de contrôle 2, avec un petit passage à gué, de quoi me rafraîchir quelque peu. Je suis sur le lieu de départ de l’aventure, avec comme petite surprise un single track dans la jungle sauvage de toute beauté, malheureusement elle sera de courte durée et on retrouve la piste. Les choses sérieuses commencent, car c’est une ascension de 1600 mètres qui nous attend, je prends une petite allure qui me convient et marche quand les pourcentages sont trop élevés. Le climat devient vite changeant et la pluie fait son apparition, d’un côté ce n’est pas plus mal, cela rafraîchit l’organisme. Cela fait un petit temps que je suis seul, et je suis ravi d’arriver au 3ème poste de contrôle au kilomètre 29. Je rempli mon Camel Bag, discute un peu avec les commissaires et reprends ma route, c’est qu’il reste encore 9 kilomètres de montée, allez hop, hop … mais quelques pointes font leur apparition aux mollets et aux quadriceps. Il va falloir gérer cela.

La pluie s’intensifie et je rejoins les derniers du parcours aventures, la « doc » et Ledda, et ensuite « Magali et Thierry ». La fin du parcours alterne des pentes douces et sévères, et après 4h49 je rejoins enfin la ligne d’arrivée troisième de l’étape, sous les applaudissements des aventuriers abrités sous une tôle de 2 mètres carré. Et la pluie s’intensifie de plus belle. L’aventure continue, mais suite à des routes barrées par de nouveaux éboulements, le car qui sensé nous récupérer prendra 1 heure de retard. Nous nous frigorifions sur place et je vais devoir sortir ma couverture de survie.

Nous rejoindrons notre campement à « Santa Maria de Dota » au Rancho Guayabal où un feu de bois nous réchauffera avec une bonne soupe. C’est vrai que la transition avec l’Hôtel est surprenante ! On dormira à même le sol … mais la chaleur humaine rend cette première nuit agréable malgré le ronflement de certains spécialistes. …. Et pour la première fois de ma vie, j’aurai droit à un massage par Stéphane, il est vraiment doué le mec, je retrouve mes jambes de pucelle ;-) … Encore Merci !
Voilà, je m’endors gentiment avec une certaine appréhension pour l’étape de demain, vais-je pouvoir courir, après cette première étape difficile ?

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Distance (km) Temps Vitesse (km/h) Allure (min/km)
38,0 4:39:00 8,17 07:21

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>> 21.11.10 : ETAPE 2, Santa María de Dota – Ojo de Agua

Parcours :

  • Distance : 38,4 km
  • Dénivelé : + 2720 m / - 1310 m
  • Terrain : piste montante et descendante, forêt tropicale humide, pâturages, forêt d’altitude.
  • Climat : Soleil blanc et Pluie, Vent froid
  • Difficulté : Deux cols, Altitude, pluie vent et froid

 

 

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Les extrêmes démarrent en bulle à 8 heures, pour l’étape jugée la plus difficile vu son dénivelé impressionnant. On traverse ensemble le charmant petit village vers le départ réel. Mes jambes ont l’air de tenir le coup et cela me rassure en vue de cette étape. En hors d’œuvre, une première montée à du 15%, c’est bon que je suis matinal, mais j’ai mal …. De suite Vincent met quelques mines et Roini répond du tac au tac, je serai derrière en compagnie d’Olivier, qui commence à montrer le bout de son nez, c’est qu’il est à l’aise avec les côtés, et me prend quelques mètres, mais dès que l’on retrouve la première descente je reprends le large. Nous avons droit ensuite à 15 km de montée pour rejoindre le Point de contrôle 2 (départ de l’aventure). Je ferai du yoyo avec Olivier et Benoît qui fait son apparition. Nous avons droit ensuite à une descente interminable jusqu’au village de Providencia, c’est ici que je lâche les chevaux sur cette descente bien raide et prendrai quelques minutes sur mes poursuivants.

Je fais le plein au Point de contrôle 3, avec de la banane, des fruits secs et de l’eau. Je repars de plus belle pour attaquer la dernière difficulté du jour : 12 km et 1140 m de dénivelé positif qui amènent tous les coureurs à 2950 mètres d’altitude. Et c’est reparti : la pluie fait son apparition, la brume s’installe petit à petit, j’enfile vite mon Gorex, car je sens que les conditions vont devenir dantesques … ! Avec la pente du jour, je ne fais que du 5,5 km/h de moyenne et les mètres défilent lentement, mais je garde cette bonne allure et patiemment je grimpe, je grimpe, je me repère grâce à mon altimètre. Plus on monte et plus il fait froid, et la pluie et le vent s’intensifient, l’air se raréfie … je viendrai à bout de cette côte après plus de 2h05 d’effort ! Je suis tout heureux de rejoindre la ligne d’arrivée 3ème avec un temps de 5h23, soit 11 minutes devant Benoît, mon plus proche poursuivant.

Nous serons cette fois-ci vite pris en charge, nous attendrons les arrivées d’Alvaro, Olivier et Richard. Tous heureux d’être venu à bout de cette difficile étape. Le car nous conduira via les routes défoncées vers le village d’Esperanza qui nous accueille pour le bivouac et après une donation de 40 kits scolaires au profit de l’école de Purisil. Il fait relativement froid et humide, il va être très difficile de se sécher et de faire sécher nos affaires de courses ! mais bon c’est l’aventure. Et cela ne m’empêchera pas de passer une nuit réparatrice après être passé par les mains magiques de Stéphane notre kiné.

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Distance (km) Temps Vitesse (km/h) Allure (min/km)
38,4 5:23:00 7,13 08:25

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>> 22.11.10 : ETAPE 3, La Esperanza - El Humo

Parcours :

  • Distance : 42,1 km
  • Dénivelé : + 985 m / - 2830 m
  • Terrain : piste montante et descendante, forêt primaire, boue, plantation de caféiers,
  • Climat : Pluie, froid
  • Difficulté : Descente rocailleuse abrupte, boue, racine

 

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La première difficulté du jour, sera de se vêtir, car il va falloir faufiler les vêtements crus et froids … ensuite je constate que suite à la descente de la veille, deux de mes ongles sont à sang, je les protège, et j’espère que cela ne va pas m’handicaper ….
Sur le papier le profil à l’air facile, mais on ne sent pas les difficultés que nous allons rencontrés. Lors du briefing de course, on nous explique que nous allons faire une désescalade sur un single track empli de piège : boue, racines, végétations épineuses, pente abrupte et on nous met en garde.

Cette fois les aventures et les extrêmes partent ensemble, ce qui ne sera pas plus mal … on démarre avec une côte cassante de 3 km, Daniel un compatriote Belge, nous accompagnera le long de cette première difficulté. On atteint les 2850 m d’altitude, pour attaquer une première portion descendante, où je déroule, malgré que les ongles de mes orteils qui commencent à me faire mal.

Au 6ème km, nous entrons dans le single track, le décor est bien changeant, nous pénétrons au cœur du « Tapanti », et pour corser le tout il se met à pleuvoir. Les pentes sont très abruptes, c’est très glissant. Il y a énormément de boue et de racines, il faut prendre garde avant se s’accrocher aux branches car certaines sont jonchées d’épines … cela ne m’empêchera pas de glisser une bonne dizaine de fois …. C’est là que Benoît passe devant moi, il fait une descente impressionnante et s’envole : chapeau … et je ne le reverrai plus …  de mon côté, j’ai bien le temps d’apprécier le paysage. Nous passons ensuite une rivière sécurisée par une corde, pour commencer une petite ascension à travers cette jungle … c’est vraiment hard … voilà  on attaque la suite de la descente, à travers les plantations de caféiers. C’est là que je me rends compte que mon fuseau est déchiré, je me mets sur le côté et déchire celui-ci, fais de même avec l’autre jambe … mais je ne suis pas très doué j’arrache tout et me retrouve tout simplement en slip …. Et je ferai toute la descente comme cela.

J’arrive au point de contrôle et fais une prière : j’espère qu’il aura un short pour me dépanner … Par chance le père d’Olivier, Georges, à son sac de sport avec un short. Je suis sauvé, je l’enfile et je repars de plus belle. On atteint un peu plus loin l’arrivée du parcours aventure. J’en profite pour bien me ravitailler et Richard, Olivier et Alvaro arrivent en même temps. On repart avec une côte. Alvaro semble être en forme et entame cette côte avec une foulée efficace, on ne le verra plus. De mon côté, je ferai cette montée avec Richard et Olivier. On attaque ensuite la dernière descente interminable : plus de 11 km … Je passe la vitesse supérieure pour essayer de limiter les dégâts avec Benoît, malgré le fait que mes ongles deviennent de plus en plus douloureux et que la nature du terrain ne va pas me faciliter les choses.

Mais je mords sur ma chic, et je déroule. Le paysage devient bien changeant et je profite de la nature. Je verrai même un toucan … Je suis bien heureux d’atteindre la ligne d’arrivée à « El Humo » et j’aurai réussi à limiter la casse : 5ème place en 4h47 . Le parcours du jour nous aura surpris par sa difficulté !

Nous serons accueillis chaleureusement par les villageois : toujours un grand sourire, une nourriture digne des grands festins et des danses locales. Après un massage salvateur, je regarde l’état de mes ongles des pieds … Oh ! ce n’est vraiment pas beau … hémorragie sous les ongles … le verdict tombe, va falloir percer l’ongle … cela ne m’enchante guère, mais bon faut y aller … le docteur utilisera une seringue pour faire le nécessaire, mais cela s’est très bien passé. Ensuite nous irons nous coucher relativement tôt car demain c’est l’étape de nuit, les réveils sont programmés à 2h30 pour un départ à 3h45 …

 

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Distance (km) Temps Vitesse (km/h) Allure (min/km)
42,1 4:47:00 8,80 06:49

 

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>> 23.11.10 : ETAPE 4, El Humo - San Pablo

Parcours :

 

  • Distance : 42,1 km
  • Dénivelé : + 1250 m / - 1160 m
  • Terrain : Chemin de gravier, Pâturage, Plantations canne à sucres, caféiers, macadamiers
  • Climat : Clément
  • Difficulté : partie de Nuit, Parcours Vallonné, Récupération courte

 

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2H30 les réveils sonnent … Il ne faut pas trop traîner car le départ est prévu à 3h45. Petit déjeuner, soins, paquetage. J’ai la tête dans le cake, mais les jambes semblent bonnes. Les aventuriers et extrêmes partent ensemble pour un départ en bulle, le départ réel étant donné à la sortie du village. Lampe frontale et prêt à l’attaque, je me retrouve vite devant. Vincent semble marquer Roini. Ils ont pris une allure légère et je me retrouve bizarrement en tête de la course. Quelques kilomètres plus tard, trois aventuriers prennent le large, c’est que cela bagarre ferme pour les premières places dans l’aventure. Le parcours du jour, semble le plus équilibré de toute les étapes. Richard me rejoint et on garde une bonne allure, pour entamer la première montée. En haut de celle-ci, le doc me rejoint et on fera la descente boueuse ensemble. Un peu de Macadam et on rejoint le premier point de contrôle. Je me retrouve à cet instant premier de l’extrême. Je ne me pose pas trop de question et continue. Nous attaquons une deuxième côte, le Cerro Atiro, à travers une plantation de canne à sucre. Vincent et Roini sont juste derrière moi.   


Nous arrivons à Pueblo Nuevo, traversons le pont suspendu à la marche, et puis entamons une longue ascension. Et c’est pendant celle-ci qu’enfin Vincent et Roini me rejoignent. Vincent est surpris de ma tenue des bâtons qui ne semblent pas du tout être efficace. Sympathiquement il prend le temps de m’expliquer comment utiliser les bâtons … Nous arrivons au deuxième point de contrôle synonyme d’arrivée pour les aventuriers. 3 trailers ont déjà franchi la ligne d’arrivée, et c’est le « Bomberos » Bernie qui a pris les devants sur Anthony, la dernière étape risque d’être chaude …. Je prends le temps de bien me ravitailler, et la pluie nous avait manqué …. Alors elle s’est invitée, et sous celle-ci que je reprends le chemin, ça monte, mais le pourcentage est acceptable, et on peut courir avec une foulée légère. J’entame ensuite la descente et Richard est derrière moi. Je l’attendrai au prochain point de contrôle, on fera le dernier tronçon ensemble, soit 9,5 kilomètres vallonnés à allure relativement soutenue en vue des kilomètres déjà avalés. On a de bonnes jambes tous les deux, alors on ne se pose pas trop de question. Et on arrive main dans la main ensemble, franchissant la ligne d’arrivée à San Pablo à la 3ème place après 4h27 de course. Olivier arrivera 11 minutes plus tard et Benoît 34 minutes plus tard, c’était un jour « sans » pour lui.

Me voilà ainsi avec une avance confortable pour la  3ème place au général, et je vais ainsi pouvoir gérer plus facilement la dernière étape.
Le campement est prévu dans les classes du collège de San Pablo. L’après-midi nous nous rendrons pour un moment festif dans espèce de corrida, où on commence à sentir la fin de l’épreuve. On se laisse aller aux breuvages locaux « La Cerveza Imperial » … quelques-uns s’essayeront aux chevaux, pour ensuite défier les vachettes sur la piste embouée … Certains organisateurs auront eu chaud, très chaud …

De retour, à l’école une donation est organisée, avec les villageois. Des kits scolaires sont offerts aux élèves, en retour ils nous gratifient des danses locales et modernes.
Demain c’est une journée détente, avec du rafting au programme, on sent déjà un parfum de vacance, espérons que temps sera de la partie ….

 

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Distance (km) Temps Vitesse (km/h) Allure (min/km)
41,2 4:27:00 9,24 06:30

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>> 24.11.10 : Journée détente – Rafting sur la riviére Pacuare entre Finca la Cruz et Siquieres


Nous nous levons de bonne humeur, un petit regard vers le ciel, du Soleil !!! Nous espérons profiter pleinement de cette journée. Frisson garanti, chargé d'adrénaline lors de ce rafting sur la Rivière Pacuare de classe III à IV ! Nous embarquons avec Richard sur un bateau avec 4 Bomberos et le guide, qui nous explique les instructions de sécurité, ainsi que les 4 mouvements de base : En avant, en arrière, tenir les cordes, et se protéger dans le bateau … on nous explique également comment sortir quelqu’un de l’eau et l’attitude à avoir si on tombe à l’eau. Voilà on est parti, et le ton est donné. Le décor en rafting est tout simplement unique, la végétation tropicale et la puissance des eaux nous transportent dans un monde fantastique de pure magie.


On en prend les yeux, et puis le fleuve se déchaine, on a eu chaud très, très chaud, on a failli faire retourner le bateau 3 fois, mais à chaque fois de justesse, on a pu s’en sortir. Dernière nous, certains tomberons à l’eau, mais seront récupérer sans problèmes. Le paysage est paradisiaque, des cascades impressionnantes, une végétation luxurieuse, des lodges venus de nulle part …
Voilà une journée inoubliable.

Nous rejoignons ensuite les caraïbes en car, pour rejoindre notre campement à Puerto Viejo. On retrouve le climat très humide et on fait connaissance avec les nombreux insectes, vite l’anti-moustique. Marion la deuxième kiné, me massera les mollets qui en avaient vraiment besoin, l’étape de la veille avait laissé des traces.

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>> 25.11.10 : ETAPE 5, Playa Negro - Manzanillo

Parcours :

  • Distance : 29,1 km
  • Dénivelé : + 150 m / - 150 m
  • Terrain : Sable mou, macadam, jungle, boue
  • Climat : Très chaud et Ensoleillé
  • Difficulté : Sable mou, Boue

 

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Après une nuit sur piloris, nous effectuons une donation de livres et d’un ordinateur portable. On rejoint la Playa Negro à 4 km, pour la dernière étape du jour. On apprendra le premier abandon d’Eric de l’extrême sur blessure … Le soleil est pesant, très pesant. Après la photo de famille, je trottine quelque peu sur cette plage, et je me rend compte de suite de la difficulté du jour, il faut faire un effort considérable pour chacune des foulées. Mais aujourd’hui, je vais simplement assurer la course. Les premiers kilomètres sont vraiment éprouvants, difficile de trouver le meilleur tracé sur la plage. De temps à autre on traverse des estuaires, de quoi nous rafraîchir. Au 9ème km, on arrive au premier point de contrôle, où nous avons droit à 4 km de macadam, ma foi cela repose les jambes. Nous reprenons ensuite la plage. Je traverse un nouvel estuaire, mais je suis surpris par la profondeur, je n’ai pas pied, et terminerai à la nage … nous terminons les derniers kilomètre de plage pour le 3ème point de contrôle en compagnie d’Alvaro et Richard, pour entamer une dernière boucle de 9 km dans la jungle de Manzanillo, qui s’annonce, d’après le doc qui a balisé la veille, des plus boueux.

On est vite dans le vif du sujet, après 3 km nous entrons dans une partie marécageuse, la boue collante allant jusqu’au genou. Apparemment je ne suis pas les meilleurs tracés, et un moment je serai coincé  par la boue jusqu’au cuisse … Après avoir attrapé une plantation, j’arriverai à m’extirper de ce bourbier … Je croise ensuite les premiers de la course, Vincent suivi de près par Roini qui joue la première place de l’étape, suivi de près par Olivier qui semble en pleine forme et est au taquet ! Quelques minutes plus tard arrive Benoît qui se bat comme un diable pour garder sa 4ème place au général. Arrivé près de la mer, on refait le parcours dans l’autre sens, je croiserai ainsi tous les participants de l’extrême. Voilà il ne me reste plus qu’un Kilomètre, alors j’en profite un maximum et rejoins sur la plage de Manzanillo la ligne d’arrivée … Quel bonheur !!!
Nous accueillerons sous les acclamations, tous les coureurs de l’extrême, qui tous, malgré les difficultés et la souffrance endurée, termineront ce périple extraordinaire.

Maintenant c’est les vacances bien méritées, une petite tête dans la mer des caraïbes, un petit resto à l’allure rasta, et on regagne notre nouvel hôtel paradisiaque. En soirée, l’ambassadeur de France, nous invitera pour un diner, où la remise des prix, ainsi qu’une donation pour des écoles voisines du Panama.

 

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Distance (km) Temps Vitesse (km/h) Allure (min/km)
29,1 3:00:33 9,67 06:12

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26.11.10 : Retour à San José

Après un retour à San José, une dernière soirée collégiale avait été organisée dans une sorte de bar/resto/karaoké/discothèque de quoi décompresser une dernière fois avant le long voyage de retour.

Voilà une expérience qui fut mémorable :
>> L’organisation fut parfaite, nous ne sommes jamais ennuyés une minute et nous avons vraiment été bien pris en charge
>> Une sécurisation assurée, malgré les difficultés liées à la nature du terrain
>> Une assistance impeccable : deux kinés, Marion et Stéphane qui ne ménageaient pas leur peine malgré les 100 jambes à masser et à soigner et les deux docs qui ont pu soigner tout les bobos accumulés
>> Des bénévoles, qui toujours avec le sourire, nous accueillaient le long des points de contrôle
>> Une action humanitaire impressionnante, qui malgré les difficultés logistiques liées à la réception de containers ont pu aider un nombre impressionnant d’élèves
>> Une mention toute spéciale pour les villageois qui nous ont accueillis. Nous avons tous, à chaque étape, ressenti une chaleur humaine sans commune mesure.

 

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Galerie Photo :

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Article de presse :

>> El Dia : Cliquez ici

>> La Nation : Cliquez ici

>> RunningMag : Cliquez ici (Récit de Vincent Rivoire)

Vidéo :

>> Transtica 2010 par 7 Lieues Aventures


 >> La transtica 2010 : Le Film


La Transtica 2010 Film par Transtica

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Commentaires

que dire, ...impressionnant le parcours et conditions climatiques vécues et réaliser un tel résultat...bravo
Un regret, tu nous parles des suédoises mais sur la photo je n'en vois qu'une ...
Enfin, l'action humanitaire qui en découle rend l'effort encore plus beau et là le classement n'a plus beaucoup d'importance! les 19 participants ont gagné!!!
à + mardi ? Yvan

Écrit par : yvan | 29/11/2010

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super christophe,tu dois avoir des souvenirs fantastiques.vivement que tu nous racontes tout ça.encore félicitation pour cet exploit.si,si,ne sois pas modeste.

Écrit par : didier gilson | 05/12/2010

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Bonjour Christophe,

Super ce résumé. on sent bien l'ambiance de la course. Cela doit être qqch d'inoubliable.
Chapeau pour les performances.

Au plaisir de courir ensemble une prochaine fois,

François

Écrit par : François | 06/12/2010

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Felicitations Christophe pour cette performance cela n'a pas du être facile tous les jours je suppose

jeudi je ne serai pas la a cause du boulot mais mardi prochain oui

a+

Écrit par : Michel | 06/12/2010

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Vraiment génial ;-))

Écrit par : Fabrice | 06/12/2010

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Super Christophe

Écrit par : Roger | 06/12/2010

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passionnant!!!! j'en prends le départ le 21 nov 2012...

Écrit par : Jean-Luc Boiteux | 11/03/2012

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