24/10/2011

Endurance Trail - Templiers (Millau) - 21/10/2011 - [106 km - 4700 m D+]

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Parcours 106 km :

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Dénivelé km :

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Allure :

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Classement 2011 :

Classement 106 km : Cliquez Ici Version Pdf

Résultat :

Distance (km) Temps Moyenne (km/h) Allure (min/km) Position Nbr Participant % position
106 16:31:45 6,41 09:22 69  621 (*)  11

(*) 166 abandons

Commentaire :

Ce trail n’était pas au programme, mais pendant un jogging du club en compagnie Patrick au mois de septembre, Patrick qui lui est déjà inscrit depuis longtemps à ce trail et va s’essayer sur un premier long Trail, il nous en fait les éloges et de retour à la maison avec Frédéric … chiche qu’on accompagne Patrick … on ne se pose pas de question et portable en main nous remplissons la fiche d’inscription … puis bouton « Envoyé » Voilà c’est fait, y a plus qu’à s’organiser …

Patrick se chargera efficacement de la logistique et nous dénichera une chambre d’hôte dans un village pittoresque à 10 km de Millau et ce, sous le viaduc.


Mercredi départ à 4 heures du matin de Belgique pour traverser la France et 1000 km plus loin nous atteignons le village de Peyre où nous serons accueillis chaleureusement par Philippe et François (la terrasse de Peyre). Nous profiterons de l’apéritif et d'un repas très soigné. Notre séjour commence agréablement.

Jeudi matin, après un copieux petit déjeuner, nous nous rendons à Millau pour le retrait des dossards, l’ambiance est électrique, et nous ne resterons pas trop longtemps aux salons. On aura juste repéré le stand de nexxtep qui offre généreusement un service de tracking par GPS, qui permettra à nos proches de nous suivre en direct tout au long du trail. On peut même re-visionner la course via ce lien : nexxtep

De retour au gîte, nous préparons nos armes de combat, c’est que le départ est à 4 heures du matin … au niveau de mon sac ; bonnet, gants, buffs, Bâtons, veste Gore Tex,  couverture de survie, GSM, deux lampes + piles de rechanges, et une petite caméra sportive.

Au niveau des réserves énergétiques : fini les poudres, les gels et barres énergétiques !!! J’ai tiré les enseignements de l’UTMB, et j’ai renoncé aux formatages des annonceurs en tout genre et me tourne vers des produits que j’apprécie. Je partirai donc avec des sandwichs à la rosette du pays et des mars et snickers et profiterai pleinement des ravitaillements proposés (bananes, coca, souplette, fromages). Je verrai après course si le choix est judicieux.

Après un réveil douloureux, nous serons surpris par le petit déjeuner préparé à 2 heures du matin par les maîtres du gite, nous serons vraiment gâtés. On se rend ensuite à Millau plage sur le lieu de départ. La nuit faisant, l’ambiance est y particulière, un calme relatif nous envahit, nous nous plaçons sur le sas de départ et patientons sagement. Pour passer le temps, je me surprends à estimer le pourcentage des trailers avec bâtons … ( pour info, je suis arrivé à 65%)
 Il est 4 heures du matin, et sous la musique d’  « Ameno » d’ERA nous entamons notre longue chevauchée, je souhaite bonne course à Patrick et Frédéric et prends ma petite allure sans m’affoler malgré le rythme déjà soutenu de pas mal de trailers, car je sais la route longue …

Après 1,5 km de Macadam le long du Tarn, nous entamons la première montée à travers la forêt du Causse Noir, les sentiers sont ici relativement larges et sans difficultés majeures. Le serpentin de loupiotes le long de cette montée, rend cette ascension magique. Nous atteignons vite le sommet aux alentours des 840 m d’altitude, pour attaquer un plateau légèrement vallonné. Au 18ème km, on entame la descente vers le village « Le Rozier » via un mono-trace, et ca bouchonne rapidement, car pas moyen de dépasser, nous sommes obligés de suivre le meneur … derrière ca pousse un peu … pas très agréable comme sensation. On passe ensuite le village de Peyreleau, et je suis bêtement le trailer devant moi qui ne remarquera pas la balise vers la gauche et moi non plus …. Résultat on se retrouve de nouveau en début de village …. On fera plus attention la prochaine fois …

On continue notre descente vers Le Rozier, où notre premier ravitaillement nous attend. Une soupe, un coca, du fromage, le plein d’eau et me voilà reparti pour attaquer les Gorges du Tarn avec une nouvelle ascension qui ne me paraît pas difficile… Arrivé à mi-hauteur, nous sommes sur les balcons et sur mono-trace … ca bouchonne de nouveau, je suis à une petite allure et je sens que derrière on me presse et je ne sais rien faire, car il y a une longue file devant moi …. Ca me stresse et je ne profite pas du levé du soleil… je décide donc de me mettre sur le côté de laisser passer cette vague, et après 5 minutes cela devient calme et reprends la course et maintenant c’est vraiment le pied, je peux courir à mon allure et profiter pleinement du paysage. Sur la deuxième partie de l’ascension les sentiers deviennent plus larges et je reprends petit à petit ma place.

On arrive au second ravitaillement à St Rome de Dolan, je suis relativement frais, et prends le temps de bien m’alimenter. Ca se décante enfin, et j’attaque de suite la descente par « Les Vignes ». La descente est vertigineuse mais pas trop technique et je rejoins rapidement le Tarn et on remonte la vallée. Ici les pourcentages deviennent sérieux : je sors mes bâtons et commence à grimper. Je prends une petite allure qui me convient et de temps à autres je m’octrois une petite pause. L’avantage des pentes très pentues c’est que l’on atteint le sommet rapidement … et ce pour notre bonheur car nous allons crapahuter le long des gorges sur un terrain de jeu très technique, je suis ici dans mon élément et avale les km en déjouant racines, roches, chemins escarpés, montagnes russes et tout cela sous un paysage de toute beauté … que demander de plus ?

On quittera les balcons pour le Causse du Méjean pour arriver à « La Viale », où nous aurons droit à un petit ravitaillement de fortune, je croiserai Sylvain qui partage la maison d’hôte et lui souhaite bonne aventure. Et je continue sur mon chemin avec une nouvelle descente, par la vallée de la Jonte, qui par moment deviendra dangereuse, et j’en ferais les frais, car je me retrouverai un moment les 4 pattes en l’air … Un trailer viendra à mon secours et me positionnera dans le bon sens … heureusement pas trop de bobos, juste une égratignure sur le genou gauche, va falloir être prudent par la suite.
Nous arrivons à Douze avec un petit public qui nous encourage, nous traversons le Jonte et attaquons cette nouvelle vallée par le Grand Bois du Pouget …. Mais que c’est difficile cette partie, je m’essouffle rapidement et dois régulièrement procéder à des petites pauses sous peine de trépas, la pente est impressionnante. Et je suis tout heureux quand je repère le ravitaillement à Veyreau.

Je prendrai bien le temps de recharger mes batteries, car j’ai eu un petit coup de mou. Je fais le plein avec du coca, fromage, soupe et sors mes sandwichs, je m’assois et profite de mon casse-croute. Ça fait un petit air de vacances et cela me fait du bien au moral, et c’est tout feu tout flamme que je quitte Veyreau et suis tout heureux de retrouver la forme. Nous foulons le Causse noir par les plateaux avec un nouveau paysage et je retrouve une bonne petite allure, c’est ici qu’un chien errant nous accompagnera, il vient de temps à autre dans nos pattes, mais n’a pas l’air méchant et agressif, la langue pendante il nous accompagnera pendant plus de 10 km …

Les paysages deviennent de plus en plus somptueux, c’est ici que je téléphone à Jean-Louis notre moniteur qui nous suit sur nexxstep et qui me fait un petit topo de la situation avec Patrick et Frédéric à 5 km de Veyreau. Après avoir traversé le rocher de Roques Altès on bascule vers la partie qui me semblera la plus majestueuse du parcours la corniche du Rajol. C’est le dépaysement total, j’accompagne un trailer et nous profitons de cette nature indomptable sur les hauteurs de la falaise à travers des sentiers sauvages. Wahou, cela nous fais oublier la douleur engendré par la nature du terrain jonché de gros cailloux et de roches et à la pente sévère … C’est ainsi que l’on rejoint le village de la Roche Sainte Marguerite, on pense avoir un petit ravitaillement … mais que nenni et heureusement qu’un petit public nous indiquera le robinet public …

On attaque la vallée de la Dourbie, par une ascension raide, mais que je gérerai efficacement pour atteindre le ravitaillement à PierreFiche … Nous ne sommes pas très nombreux, et après avoir fait rapidement le plein, je poursuis mon aventure, j’accompagnerai pendant un moment une dame qui a l’air de bien gérer son affaire. On se baladera ainsi le long des gorges de la Dourbie, sur un parcours assez technique avant d’entamer une descente, où la jeune Dame beaucoup plus à l’aise que moi prendra son envol. Nous longeons ensuite la Dourbie sur un sentier relativement étroit et monotone et je suis heureux de traverser le pont de fortune improvisé pour rejoindre « le Monna ».

On me signale un ravitaillement et je vide mes gourdes pour de l’eau fraîche … je me rends compte qu’après avoir traversé le village j’ai râté le point d’eau apparemment mal signalé … je n’ai pas le courage de faire demi-tour et profiterai du prochain ravitaillement à la Cale. J’entame cette dernière ascension, avec une première partie assez facile, une moitié très compliquée où je m’applique, et une dernière relativement facile où je profiterai du dernier ravitaillement. L’obscurité à fait son apparition, je sors ma la lampe frontale, on me signale plus que 8 km, sans me préciser la difficulté du parcours …

Je me sens relativement bien, et prends une bonne allure, je vois au loin la ville de Millau, ce qui me rebooste de plus belle, et après un parcours vallonné, j’arrive ensuite devant le « Pouncho d’Agast » … je dois traverser une rue sécurisée par la protection civile et on me signale de prendre garde … et je comprendrai vite de quoi il s’agit, un dévers impressionnant jonché de caillasses, avec les km accumulés cela devient très périlleux …

je procède par petits sauts, tout en essayant de m’accrocher aux arbres, c’est un exercice d’acrobatie que je réalise … je serai surpris par des petits raidillons qui cassent le moral. Tout cela pour nous faire passer par la grotte du Hibou … c’est surréaliste …. Je ne baisse pas les bras et continue sans trop broncher je suis tout heureux de retrouver une portion abordable, je retrouve la dame de tout à l’heure, il reste un gros km, je déboule en guise d’étirement et je rejoins la ligne d’arrivée en 16h31.

Je prends régulièrement des nouvelles de Frédéric et Patrick qui se retrouveront à PierreFiche pour terminer ensemble malgré des douleurs respectives en 20h47.


Nous serons tous heureux de notre course, et après un débrifieng, on était tous d’accord pour trouver ce trail magnifique et exigeant mais la dernière descente inhumaine. L’objectif numéro 1 était de ce faire plaisir tout en long de notre séjour, et le fait de se trouver à l’écart de Millau dans une ambiance de vacances a contribué pleinement à nos succès respectifs.

Distance Exacte ? :

De nombreux Trailers ont contesté la distance annoncée de 106 km. Je me suis donc amusé à croiser mon parcours GPS, en corrigeant les erreurs et en le rapportant sur le site OpenRunner ; je suis arrivé à la distance de 110,73 km (voir parcours réel) (marge d'erreur de 0,5 km)

templiers,endurance trail,millau

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Vidéo :

>> Reportage VO2runinlive :

 

 

>> Endurance Trail vu de l'intérieur par Romher :




Photos :

Galerie photo 1 : Cliquez Ici (AS SFR Group)

Galerie photo 2 : Cliquez Ici (pat pat)

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Commentaires

Encore un beau trail à ton palmarès.. bravo

Écrit par : seb | 24/10/2011

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Beau récit, bravo, et belle course en effet, on fait presque le même temps. Je n'ai pas été trop gêné par les bouchons et c'est vrai que le lever du soleil était un spectacle magnifique qui m'a redonné du jus. Moi aussi je me suis régalé sur les balcons du tarn et j'ai dégusté dans cette dernière descente vraiment terrible. bravo encore et bonne continuation

Écrit par : herve martinez | 28/10/2011

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